Qui sommes-nous ?

Un peu d’histoire…

En Europe, dès les années 70, le conte connaît un renouveau.
A Paris, en 1977, L’Âge d’Or, équivalent français du Mouvement des Aînés (MdA), met sur  pied une formation de conteur dans l’intention de favoriser le rapprochement inter-générations. Des conteurs professionnels, des écrivains, des universitaires y collaborent.

Dans le canton de Vaud, c’est en octobre 1983 que le Professeur Reichler présente une conférence à l’UNI 3 de Lausanne dont le titre est : La peur et la joie dans les contes. Le succès de cette rencontre pousse Marc Guignard, fondateur du Mouvement des Aînés (MdA) à s’y intéresser. En décembre de la même année, il fait venir des conteuses françaises de L’Âge d’Or pour partager leur expérience et leurs contes. L’enthousiasme soulevé par leur prestation est tel qu’un groupe de travail se forme. Il comprend quatre de nos pionnières :

  • Marguerite Bessard
  • Irène Muret
  • Camille Sauterel
  • Marcelle Failletaz.

En 1984, ces dames se réunissent régulièrement, se disent des contes et les premiers cours sont organisés en février. Le groupe s’élargit, se forme peu à peu à l’art de conter et donne naissance au Groupe des Conteurs du MdA.

En janvier 1985, plusieurs personnes se rendent à Paris, pour suivre un stage de formation à l’art de conter auprès de L’Âge d’Or. De retour à Lausanne, elles formeront les premières volées de conteuses et conteurs. Grâce à ces pionnières, le groupe jouera un rôle-clé dans la naissance d’organisations similaires dans les cantons voisins. Dès lors, le mouvement se développe avec un dynamisme réjouissant. Les conteuses et conteurs commencent leur activité et vont dire leurs histoires dans différents endroits du canton.

En 1986, la formation à l’art de conter se structure avec Laure von Bredow. Elle est d’une année. Dès 2000, Marlise Sottas prend le relais et dès 2004, la formation est de deux années. Ces deux femmes marqueront fortement de nombreuses volées de conteuses et conteurs. Depuis 2012, la formation interne est assurée par Claudia Nussbaum-Bürki, conteuse et formatrice d’adultes avec brevet fédéral.

En 1992, première en Suisse romande !
Sous l’impulsion de sa présidente d’alors, Jacqueline Bräutigam, le groupe organise à Morges le premier Festival international des conteurs amateurs francophones. Durant 5 jours, cette manifestation réunira quelque 200 conteurs. Le quotidien 24heures en fait sa manchette. C’est un grand succès !

En 1993, quelques remous agitent le groupe. L’affiliation au Mouvement des Aînés est contestée. Les conteurs demandent à s’organiser sans le MdA. Une autonomie financière leur est accordée. Par solidarité et sans obligation, les conteurs décident de soutenir le MdA, grâce à qui le groupe existe, en versant mille francs par an quand leurs finances le leur permettent.

En 2001, le Groupe des Conteuses et Conteurs du MdA, qui a pris de l’ampleur, adopte son nom actuel : l’oreille qui parle.
En octobre de la  même année, un premier bulletin trimestriel est édité, le Croc’nouvelles. Il paraît encore aujourd’hui, sous le titre l’oreille qui parle – nouvelles.  Il recense bien entendu les activités du groupe et contient aussi des articles de fond sur le monde de l’oralité. Il est disponible à la Bibliothèque Cantonale Universitaire (BCU).

En 2009, les statuts de l’oreille qui parle confirment la séparation d’avec le MdA. Le groupe devient une association totalement autonome qui assure sa propre formation interne et organise des stages et conférences.

Aujourd’hui, l’oreille qui parle regroupe environ 80 conteuses et conteurs dans le canton de Vaud. Ils racontent des histoires, des contes, des légendes partout où ils sont demandés. Ils content avec autant de bonheur pour les adultes que pour les enfants, aussi bien lors de veillées dans des lieux publics ou privés que dans des théâtres ou des écoles.

Ses conteurs amateurs ont une connaissance étendue de la tradition millénaire qu’est l’oralité. Ils ont  suivi une formation interne de deux ans. Celle-ci est obligatoire et se poursuit par une formation continue assurée par des conférences, ateliers et stages en résidence.

 

 

 

 

Devenir membre

Selon les statuts de l’association, pour devenir membre du groupe, il est nécessaire de suivre la formation de base de l’oreille qui parle ou celle, identique, d’un canton voisin.

Renseignements auprès de la présidente Christiane Maulaz

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Demande de conterie